- Votre Modus Operandi ?
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Je privilégie toujours une approche très concrète
des personnes, des conflits, des négociations.
Les discours de principe, les considérations
générales sur la gestion ne m’ont jamais paru
de mise car, lorsqu'il faut intervenir, chaque
entreprise est un corps vivant, singulier,
doté d’un
métabolisme propre.
Ma
première volonté est
de sortir de la confusion qui règne dans
une situation de crise, d'identifier
les blocages et de faire sauter les verrous
cachés: il s'agit de rassembler les pièces
du puzzle, de 'mettre à plat les problèmes'.
J’évite, sauf nécessité absolue, de
jouer le jeu du grand chef
charismatique, de donner l’impression
que tout dépend d'une foi aveugle
en mon intuition. Je préfère une
approche rationnelle où le message
est: « C’est
vous qui avez les clés de la solution entre les mains, nous
allons découvrir
ensemble où elles se cachent ».
Car j’ai bien conscience d’être une sorte de patron
mercenaire même si le mot n’est pas très élégant assigné à une
mission de crise, c’est-à-dire, répétons-le,
le temps de faire des choix stratégiques et tactiques et
de piloter la manoeuvre. C'est cette
limitation dans la durée qui permet
d’opérer
les choix, de prendre les décisions qu’un dirigeant
ayant évolué au sein
de l’entreprise ou devant y faire sa carrière ne peut souvent
concevoir ou se permettre.
Pour l'entreprise, le caractère exceptionnel
de la venue d'un directeur temporaire
extérieur, est un signal fort qui
introduit un nouveau degré de liberté
dans le système: en ce sens, c'est
déjà un premier pas vers une solution. .
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